Publié le 02/10/2026
Le football réserve parfois des déclarations aussi sincères qu'elles sont révélatrices. Interrogé par le magazine allemand Sport Bild sur le joueur de la Mannschaft qu'il rêverait d'intégrer à sa sélection, Luis de la Fuente n'a pas hésité une seconde : Florian Wirtz, milieu de terrain du FC Liverpool. Sa réponse, accompagnée d'un rire complice, résume bien l'admiration que le sélectionneur champion du monde nourrit pour le football allemand : « Malheureusement, il n'a pas de passeport espagnol. »
À 23 ans, Florian Wirtz s'est imposé comme l'un des milieux de terrain les plus convoités d'Europe. Luis de la Fuente ne cache pas son enthousiasme : « Il est fantastique. J'aime sa façon de jouer. » Ce compliment, venant d'un sélectionneur qui vient de mener la Furia Roja à trois titres majeurs consécutifs, a un poids considérable. Le document d'identité manquant reste l'unique obstacle fictif à cette association de rêve.
L'histoire du passeport dans le football est, au fond, un sujet sérieux. Chaque saison, des joueurs binationaux doivent retenir leur allégeance sportive, parfois au prix de longues démarches administratives. Pour les expatriés qui souhaitent obtenir ou renouveler un passeport français en 2026, les procédures peuvent être tout aussi complexes que déterminantes pour leur avenir.
Au-delà du cas Wirtz, de la Fuente a tenu à rendre hommage à l'ensemble de l'histoire footballistique allemande. Ses références sont précises et personnelles :
« Plus jeune, quand j'étais enfant, j'admirais Netzer. Les passes de rêve qu'il délivrait, c'était unique », confie le sélectionneur espagnol. Cette génération des années 70 incarnait alors le sommet absolu du football mondial, autant en club qu'en sélection. La distance parcourue depuis par la Mannschaft est considérable, et pas dans le bon sens.
Successeur de Julian Nagelsmann au poste de sélectionneur allemand, Jürgen Klopp hérite d'un chantier ambitieux. Trois phases finales de Coupe du monde ratées de suite : le bilan récent de la Mannschaft est difficile à ignorer. Luis de la Fuente, lui, garde foi dans les capacités de son homologue : « C'est un entraîneur de classe mondiale que, malheureusement, je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer personnellement. »
Son analyse est nuancée et pédagogique. Passer du management d'un club à la direction d'une sélection nationale implique des ajustements profonds. Moins de temps d'entraînement, des regroupements réduits, des dynamiques de groupe distinctes... Klopp devra s'adapter à ce cadre particulier. De la Fuente estime néanmoins qu'il possède les qualités pour construire une équipe de classe mondiale avec les ressources humaines disponibles.
La condition ? Le temps. « Changer sans cesse d'entraîneur ne suffit pas », insiste le technicien espagnol. Il plaide pour une philosophie stable, défendue même en cas de revers. C'est précisément cette cohérence qui a permis à l'Espagne de traverser les dernières années avec une régularité impressionnante. La leçon vaut bien au-delà des frontières ibériques.
| Sélectionneur | Poste | Âge | Titre récent |
|---|---|---|---|
| Luis de la Fuente | Espagne | 65 ans | Champion du monde 2026 |
| Jürgen Klopp | Allemagne | 59 ans | Successeur de Nagelsmann |
Pour illustrer sa propre méthode, de la Fuente peut s'appuyer sur des chiffres éloquents. Lors de la victoire 4-1 contre la Croatie en Ligue des nations début octobre 2026, l'Espagne a atteint 40 matchs consécutifs sans défaite. Aucune sélection n'avait jamais accompli cela selon les données de Squawka. La célèbre génération dorée hongroise, invaincue de 1950 à 1954, n'avait disputé que 32 rencontres officielles sur cette période. La Furia Roja écrit donc une page d'histoire.
Face à la Croatie, c'est Lamine Yamal qui a brillé avec un doublé décisif. Difficile de ne pas évoquer ce prodige quand on parle de l'Espagne actuelle. De la Fuente le fait avec une émotion perceptible : « Il n'a que 19 ans. À 16 ans, il a fait sur le terrain des choses que je n'avais encore jamais vues. Même s'il y a eu un Lionel Messi, un Cristiano Ronaldo, qui étaient exceptionnels à un jeune âge. »
Le rôle de Hansi Flick, entraîneur du FC Barcelone, est également salué. Le développement d'un joueur ne s'arrête pas aux portes de l'équipe nationale : club et sélection entretiennent une relation symbiotique, chacun bénéficiant des progrès accomplis dans l'autre cadre. « Les clubs profitent eux aussi de l'équipe nationale quand leurs joueurs peuvent affronter de grandes nations. Car cela représente un saut de qualité », précise de la Fuente.
Cette vision du football comme écosystème global dépasse largement les frontières sportives. Les professionnels qui évoluent à l'étranger, qu'ils soient footballeurs ou non, savent combien l'identité documentaire structure leur parcours. À titre d'exemple, connaître les conditions de validité du passeport pour voyager en Italie peut s'avérer aussi décisif que de maîtriser les règles du jeu dans un championnat étranger.
La sérénité affichée par Luis de la Fuente, même lorsqu'il évoque avec humour le passeport manquant de Wirtz, reflète avant tout la solidité d'un projet construit sur la durée. Quarante matchs sans défaite ne sont pas le fruit du hasard, mais d'une philosophie rigoureuse appliquée avec constance. Une leçon que Jürgen Klopp, à la tête d'une Allemagne en reconstruction, ferait bien de méditer.
Renouvellement Passeports est un service privé d'accompagnement indépendant de l'administration française. Nous n'émettons pas de passeports. Le traitement officiel est assuré par les mairies et préfectures habilitées.